Le vice-ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Théodore Kazadi Mwayila, a reçu ce mercredi 24 septembre une délégation des députés nationaux du Nord-Kivu, conduite par le président du caucus, le député Safari Ngazini Jacques.
Les élus ont tiré la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante des enseignants et du système éducatif dans les territoires affectés par l’insécurité.
Au cœur des échanges : les salaires impayés, le manque de frais de fonctionnement et les entraves à la gratuité de l’enseignement dans les zones sous occupation rebelle.
Selon les députés, plusieurs enseignants de Butembo, Beni et Lubero n’ont pas perçu leur salaire depuis quatre mois, tandis que les écoles locales ne reçoivent plus les moyens nécessaires pour fonctionner.
Les élus ont également dénoncé la pression exercée par le M23 sur les parents d’élèves.
Dans certaines localités, ce mouvement armé contraint les familles à payer la scolarité, en contradiction avec la politique nationale de gratuité.
« Les rebelles obligent les parents à envoyer leurs enfants à l’école malgré les difficultés financières », ont-ils fait savoir.
Malgré ce contexte difficile, les députés ont salué les efforts du gouvernement de la Première ministre Judith Suminwa, qui continue à payer les enseignants, y compris dans les zones occupées.
Toutefois, ils ont insisté sur l’urgence de trouver des solutions durables pour éviter un mouvement de grève annoncé par les enseignants.
Outre ces questions, les députés ont également soulevé les difficultés rencontrées par les enseignants dans les territoires de Goma, Masisi et Walikale, où la situation reste tendue.
Le vice-ministre Kazadi Mwayila a pris note des préoccupations et a promis de transmettre les doléances à la ministre d’Etat en charge de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté pour une suite favorable.
Franck Mubeneshay








